Retour sur la 10ème édition de la Fête du Court Métrage
Ce vendredi soir, la Médiathèque Olympe de Gouges a vibré au rythme du septième art. Dans le cadre de la manifestation nationale de la « Fête du court métrage », une dizaine de cinéphiles se sont réunis à La Bâtie-Neuve pour découvrir une sélection de cinq « coups de cœur du public ».
Le format court : une diversité insoupçonnée
Née de la volonté de rendre ce format accessible à tous, la Fête du court métrage permet de découvrir des œuvres souvent méconnues. En France, un court métrage est officiellement défini par le CNC comme un film ne dépassant pas 59 minutes mais souvent on parle de court métrage pour les films inférieur à 30 minutes.
La soirée a permis d'explorer cette richesse, du « court » de moins de 10 minutes aux récits plus denses.
Une programmation éclectique et primée
Les spectateurs ont pu voyager à travers des univers variés, marqués par les premières réalisations de figures aujourd'hui célèbres :
Omnibus (1992) de Sam Karmann, véritable chef-d'œuvre oscarisé, qui a tenu le public en haleine grâce à sa mécanique dramatique implacable.
Pour le rôle (2013) marquant les débuts derrière la caméra de Pierre Niney, un film réalisé dans le cadre de la sélection Talents Cannes Adami.
Beach Flags (2014) de Sarah Saidan, un film d'animation poignant sur le quotidien des femmes en Iran, entre compétition sportive et sororité.
Le Bleu Blanc Rouge de mes cheveux (2016) de Josza Anjembe, nommé aux César. Un récit d'émancipation puissant qui, en moins de 30 minutes, parvient à poser des questions universelles sur la transmission et l'identité.
Pitchoune (2015) la première réalisation de l'acteur Reda Kateb. Explorant les liens fraternels et la difficulté de garder son âme d'enfant face aux responsabilités de l'adulte, ce film a eu les honneurs de la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes.
La soirée s'est conclue par un moment d'échange convivial, où chacun a pu partager ses émotions et ses réflexions sur ces œuvres qui, bien que courtes par la durée, marquent durablement les esprits par leur force narrative.